Colloque – 19-20 novembre 2015

Louidgi BELTRAME, Gunkanjima, 2010, © « Collection FRAC Centre, Orléans »

Louidgi BELTRAME, Gunkanjima, 2010, © « Collection FRAC Centre, Orléans »

19-20 Novembre 2015

École Nationale Supérieure d’architecture de Paris-Belleville
60 Boulevard de la Villette
75019 Paris Paris

Entrée libre

Point d’orgue du processus engagé, le colloque international, prévu sur deux jours en novembre 2015, reflétera les rencontres ayant eu lieu pendant ces deux années de travaux. Les résultats des recherches menées par l’équipe de travail mobile seront confrontés aux regards et aux travaux des intervenants extérieurs.

Ce colloque porte le titre d’un programme de recherche qui s’étend depuis septembre 2013 sous forme de workshops, de journées d’études, de tables rondes, de projections, de conférences, de groupe de travail itinérant et d’expositions. Il réunit des chercheurs de tous bords et se déploie lui-même telle une carte ouverte, accueillant différents parcours et acceptant de modifier les itinéraires à mesure qu’ils se dessinent. La restitution de ces travaux alimentera un ouvrage à paraître en 2016 et se prolonge actuellement dans le développement de la base de données Altermapping Knowledge Base (AMKB). La Fin des cartes ? vise, à l’heure de la multiplication des procédés cartographiques 2D et 3D à interroger la représentation des territoires tant d’un point de vue technologique, scientifique, que politique, urbanistique et artistique.

Productrice d’une iconographie captivante, la carte et ses déclinaisons virtuelles (représentations 3D, maquettes numériques urbaines, etc.) est un objet de recherche mais également une méthode pour qui veut aborder le monde du point de vue du design, de l’anthropologie, de l’urbanisme ou encore de la géographie. Or ce « faire méthode » ne va pas de soi. À travers le titre La Fin des cartes ? Territoires rêvés, territoires normalisés, il s’agit donc de mettre en tension les démarches subjectives et appropriatives que nous adoptons face aux territoires que nous pratiquons, et les outils toujours plus performants et inquisiteurs qui tendent à absorber ces représentations.

Les services de géolocalisation et les applications qui génèrent des cartes à la volée, sont-ils encore des procédés cartographiques ? Comment penser des pratiques de cartographie collaborative ? Quel est le rapport entre leurs processus d’élaboration et de représentation des territoires et les techniques cartographiques utilisées par les scientifiques ? Dans quelle mesure laissent-elles encore une place au rêve et à l’imagination ? Ne masquent-elles pas de nouvelles stratégies de normalisation du territoire ? À l’inverse, quel statut peut-on accorder à la cartographie-peinture ou encore au GPS Art ?

Ce colloque vient ainsi ponctuer – sans pour autant la conclure – la tension dialectique que pose la notion de « fin » des cartes, leur finalité comme leur finitude, leur fascinante beauté comme leur programme normatif, leur sinueux dessin comme leur inquiétant dessein. Qu’il s’agisse de cartes ou de plans, de vues d’en haut ou de manifestations sensibles du territoire, de visualisation de données ou de traces de déambulations, la carte sera ici envisagée à la fois comme un outil critique et comme objet de réflexion sur le monde contemporain et ses territoires.

Si la carte est un objet d’étude infini, la prolifération des ouvrages, œuvres et travaux qui lui sont consacrés contribuent également – et ça n’est pas là le moindre des paradoxes– à en faire un objet indéfini. Tel l’espace littéraire blanchotien, la carte, à mesure que nous voulons la saisir, nous échappe chaque fois un peu plus. S’il est ainsi impossible de circonscrire les différents usages et matérialisations que peuvent en faire les architectes, les anthropologues, les géographes, les philosophes, les urbanistes, les designers ou les artistes, il est en revanche possible de définir la carte comme un outil à la fois technique et théorique dont les différents participants à ce colloque viendront éclairer la fin.

> voir les résumés des interventions

Programme du colloque

18 novembre 14h-20h

Parcours – visite des expositions en présence des commissaires, organisé dans le cadre du colloque
Accès libre, sans réservation. RDV. sur place aux horaires suivantes :

14 h 00 : Immanence, 21 Avenue du Maine, Paris 15e
17 h 00 : Espace Khiasma, 15 Rue Chassagnolle, Les Lilas (93)
19 h 00 : Espace des Arts sans Frontières. Vernissage, cocktail. 44 rue Bouret, Paris 19e

19 novembre

9h15
Accueil du public

9h30
Ouverture : François Brouat, directeur de l’ENSA-PB
Estelle Thibault (directrice de l’IPRAUS, ENSA Paris-Belleville), Aline Caillet, Sophie Fétro et Anna Guilló (Université Paris 1), Karen O’Rourke (Université Saint-Étienne). Présentation du colloque.

10h00
Barbara Glowczewski (anthropologue, CNRS) et Christophe Laurens (architecte, DSAA Alternatives urbaines, Vitry-s-Seine). Contre la fin des écarts, des cartographies écosophiques se fabriquent…

10h45
Thierry Joliveau (géographe et géomaticien, Université Saint-Étienne). Lieu des fictions, fiction des lieux ? Le géoweb et la matérialisation des productions culturelles

11h30 : pause café

12h00
Francesco Careri (architecte, Groupe Stalker, Laboratorio Civiche, Université de Rome III), et Gilles Tiberghien (philosophe, Université Paris 1). Conversation.

Modération de la matinée : Anna Guilló (Université Paris 1)

13 h 00 : fin de la matinée

14h30
Cédric Parizot (anthropologue, CNRS-IREMAM). A Crossing Industry: essai de contre cartographie vidéo ludique

15h15
Table ronde avec les commissaires d’exposition Isabelle Arvers, Cannelle Tanc et Caroline Perrée, Olivier Marboeuf, les artistes exposés et les doctorants ayant participé aux différentes manifestations. Discutante : Aline Caillet

Modération de l’après-midi : Karine Comby (artiste et doctorante, Université Saint-Étienne) et Alma Sarmiento (artiste et doctorante, Université Paris 1)

17 h 30 : fin de la journée

18h30

Vernissage de l’exposition IPRAUS, Explorations figuratives. Nouvelles lisibilités du projet. ENSA Paris-Belleville, salle Mac Cormick et mezzanine basse

20 novembre

9h00
Table ronde et restitution des travaux effectués par le groupe de travail mobile du programme La Fin des cartes ?
Participants : Andrea Urlberger (ENSAT, Toulouse), Émeline Bailly (CSTB), Samuel Bianchini (ENSAD),  Eulalie Pierquin (Université de Valenciennes), Tania Ruiz, Liliane Terrier (Université Paris 8), Daphné Brottet, Pascal Cerchiario, Alma Sarmiento (Université Paris 1), Vincent Ciciliato, Karine Comby, Julien Feyt, Sabrina Biokou-Sellier (Université Saint-Étienne).

Discutante : Laurence Corbel (Université Rennes 2)

11h15 : pause café

11h45
Guillaume Monsaingeon (commissaire d’exposition, co-fondateur de l’OUCARPO, Marseille). L’oucarpo : jeu, critique ou méthode ?

Modération de la matinée : Barbara Glowczewski

12h30 : fin de la matinée

14h00
Tim Ingold (anthropologue, Université d’Aberdeen). What if the city were an ocean, and its buildings ships?

14h45
Jean-François Coulais et Elisabeth Essaïan de l’équipe de l’IPRAUS, ENSA Paris Belleville. Explorations figuratives. Nouvelles lisibilités du projet
15h30 : pause

16h00
Philippe Vasset et Coloco. Conversation : La ville invisible à l’épreuve de sa représentation.

16h45
Thierry Paquot, Gwenola Wagon et Stéphane Degoutin. Cartographies, datadonnées à l’épreuve de la ville sensible. Conversation, projection.

Modération de l’après-midi : Emeline Bailly

17 h 30 : fin du colloque

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